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La Suisse et la Norvège appellent à des engagements pour des mesures d’adaptation

Lima, Pérou, 12 décembre 2014 – Conférence sur le climat : La Suisse et la Norvège appellent à des engagements pour des mesures d’adaptation Lima, Pérou, 12 décembre 2014 – Alors que les états signataires négocient un nouvel accord sur le climat, Bruno Oberle, Secrétaire d’Etat et Directeur de l’Office fédéral de l’environnement en Suisse et Tine Sundtoft, Ministre norvégienne en charge du climat et de l’environnement soulignent l’importance de s’adapter aux changements climatiques et de se préparer aux déplacements de population en réponse aux conséquences des changements climatiques. « Les déplacements de population suite à une catastrophe n’ont rien de nouveau. Il y a toujours eu des cyclones, des inondations, des séismes, des éruptions volcaniques, ou des sécheresses. Ce qui est nouveau, c’est la fréquence et l’intensité des catastrophes soudaines liées à des événements météorologiques», a déclaré la Ministre norvégienne. « Il serait naïf de penser qu’il n’y aura pas de mouvements de population – volontaires ou forcés – résultant des changements climatiques. C’est pour que ces mouvements se fassent dans la dignité et le respect de leurs droits humains que nous avons lancé l’Initiative Nansen ». Tine Sundtoft et Bruno Oberle ont présidé hier un événement sur le thème des changements climatiques et mouvements de population organisé par l’Initiative Nansen. Mise sur pied en 2012 par la Suisse et la Norvège, l’Initiative Nansen a pour objectif principal de parvenir à un consensus sur les principes et les éléments fondamentaux d’un programme de protection pour répondre aux besoins des personnes déplacées dans le contexte de catastrophes et des effets des changements climatiques. Depuis 2008, 27 millions de personnes ont été déplacées en moyenne chaque année suite à une catastrophe. Il y a une année aux Philippines, le typhon Haiyan a forcé plus de quatre millions de personnes à quitter leur domicile. En 2011, 1,3 million de Somaliens ont été déplacés à l’intérieur de leur pays alors que 290 000 personnes ont cherché refuge au-delà des frontières suite à la sécheresse et la famine dans la Corne de l’Afrique, et l’instabilité en Somalie. Les mouvements de populations liés aux catastrophes sont réels et leur complexité et proportion s’amplifient. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, les changements climatiques présagent l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des catastrophes, l’élévation du niveau de la mer, le changement des cycles des pluies menaçant les habitations, les infrastructures, les ressources naturelles et entraînant davantage de mouvements de population dans le monde. « Les gouvernements doivent évaluer l’impact du climat sur les mouvements de population et s’y préparer pour que les familles et les communautés entières puissent rester dans leur maison aussi longtemps que possible », a dit Bruno Oberle, Secrétaire d’Etat suisse. « Il faut prendre en compte les aspects de mobilité dans les politiques nationales d’adaptation, y compris des mesures telles que la relocalisation planifiée en donnant la priorité aux communautés vulnérables », a-t-il insisté. Les plans d’adaptation permettent aux gouvernements d’identifier leurs besoins en matière de développement tout en préparant leur réponse aux impacts des changements climatiques. La migration comme stratégie d’adaptation représente également une alternative pour aider les communautés et éviter leur déplacement plus tard.